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Retour chez Paindavoine

Avec ses immeubles neufs et son collège, difficile d’imaginer que 800 personnes ont travaillé ici dans la même usine. Rue Berthelot, au cœur de l’ancienne commune libre de Filbertville, un dernier bâtiment rappelle la fabuleuse épopée de l’entreprise Paindavoine.

De Cadix à Madagascar en passant par Dakar, Paris et Téhéran, partout elle a laissé des ponts et d’autres ouvrages d’art en héritage. Dans la région et à Lille, ses signatures sont légion : les façades de la chambre de commerce, la structure du beffroi, celle du bâtiment de La Voix du Nord, le pont de Dourges sur l’A1, le pont hydraulique marquant le seuil d’entrée à Tourcoing, etc. Paindavoine était incontournable. L’entreprise lilloise était, en son temps, le digne concurrent d’Eiffel.

L’aventure a duré plus d’un siècle, de 1860 à 1965. Elle a nourri des milliers de familles. L’entreprise est très présente en Afrique. C’est de ce continent que viendra son malheur. Durant la guerre du Biafra, le pont que Paindavoine construit alors au Nigeria est détruit en 1964. La France ne soutenant pas le pays, l’État nigérian décide de ne pas honorer le contrat. Il ne paiera pas. Mal assurée, l’entreprise ne s’en remettra pas. Elle dépose le bilan en février 1965. La liquidation suivra.

 

 

Portes ouvertes

Les bâtiments de l’usine seront rasés à la fin des années 90. Seul subsiste, donc, l’immeuble qui abritait les bureaux d’études et la partie administrative. Racheté début 2000 par Jean-Pierre Blanchard, celui-ci en a fait un centre d’affaires qui abrite une trentaine de sociétés liées à l’immobilier, le conseil, l’artisanat et le domaine associatif.

L’homme d’affaires a baptisé les lieux Domaine Paindavoine. Il a conservé le bureau de la direction dans son jus originel et l’a même transformé en petit musée à la gloire de l’ancienne usine. Dans le nouveau quartier, une rue rappelant la mémoire d’Amédé-Pierre et d’Élisée Paindavoine, ses premiers dirigeants, a également vu le jour.

Si le lieu est, depuis, ouvert durant les journées du Patrimoine, Jean-Pierre Blanchard a décidé de l’ouvrir aussi ces deux prochains week-ends. «  Ce sera l’occasion d’inviter des artistes en ces lieux qui en ont abrité tant d’autres durant des décennies. » L’art ne connaît pas de limite.

 

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Source: La Voix du Nord



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